lundi 16 janvier 2017

La Norvège

Le 14 janvier 2017, première semaine
J'ai commencé les cours de norvégien depuis une semaine. Les cours ont lieu à Klepestø, à 8km de chez Jeannette et Jens. Je pensais commencer le 2 janvier. Il faisait froid, il venait de neiger la nuit. Je m'équipe du mieux que je peux, et me voilà partie dans la nuit, à 8h du matin. La photo, prise par Jeannette au retour, il faisait grand jour !



Pas de chance, les cours ne commençaient que le lendemain. Ca m'a quand même permis
  • de trouver où était l'école,
  • de m'assurer que j'arrivais à affronter le temps en vélo
  • et de voir à peu près combien ça me prenait en temps, parce que le dernier km monte beaucoup.
Dans ma classe, il y a plusieurs Syriens, un Chinois, une Soudanaise, un Américain, une Russe, et le meilleur pour la fin, un très beau gars Iranien, mais ne vous affolez pas je pourrais être sa maman. En plus il a été testé et il parle beaucoup mieux que nous. C'est Nina (ma nièce qui enseigne dans l'école)qui va en hériter ainsi que de 3 autres Syriens, tous jeunes, qui se débrouillent bien.

Je suis installée dans la hytte (prononcer hutte), petite maison simple au dessus de chez Jeannette et Jens. Le concept de hytte est scandinave. Il s'agit de chalets/maisons de vacances qui permettent aux citadins de passer l'été à la campagne. L'ile de Ask (ou Askøy) permettait dans le temps aux riches Bergensk (habitants de Bergen) de passer l'été à la campagne. Certaines de ces hyttes sont aménagées avec une chambre pour la bonne ; il y en a aussi qui sont de belles et grandes maisons.
Mais dans l'ensemble ces maisons sont plutôt petites et plus sommaires que les maisons de résidence permanente.
En tout cas, voilà la hytte où je suis. Jeannette et Jens l'ont achetée après leur maison, elle est juste 50m au dessus de leur maison et ils l'utilisent quand ils ont des amis. J'y suis super bien.

La vue de la cuisine, 


La vue de la salle, le fjord
avec Bergen vers la droite, derrière les arbres


le living room

Ce qui est bien, c'est que l'intérieur est resté tel qu'il était il y a longtemps, je pense années 50 ? par contre, la cuisine est bien équipée, c'est chaud, plus chaud que chez moi :D, ce qui ne prouve rien pour ceux qui connaissent ma maison en hiver et il y a internet.

J'ai trois jours de classe par semaine, de 8:45 à 14:15, sauf un jour où je termine à 13:15. les cours sont bien, en particulier parce que le langage commun est le norvégien pour beaucoup d'entre nous. Il s'agit donc de communiquer « pour de vrai ».

Le mardi soir, tous les 15 jours, la croix rouge organise un « café » pour les étrangers. C'est le soir à 18:30. J'y suis allée en voiture mardi dernier et j'ai eu du mal à trouver l'endroit ; Après m'être garée j'ai passé un bon quart d'heure à errer,ce qui m'a valu d'être copieusement mouillée. Comme je l'ai dit à Nina, la pluie norvégienne mouille plus que la pluie bretonne.
Ma voisine de table, une libanaise, ici de puis des années, et qui va à la même école que moi m'a dit qu'elle m'avait vue à l'école et qu'elle avait pensé que j'étais une prof. C'est mon âge qui l'avait induite en erreur ! 

A l'école, parmi les élèves, il y a pas mal de jeunes. Certains sont mariés, d'autres non. Les plus vieux sont mariés et sont ici en couple. La personne la plus âgée (à part moi) est un homme de 60 ans. Il est avec sa femme mais elle avait du mal à suivre parce qu'elle n'écrivait pas en caractères romains et ils ont été changés de groupe.
Tout le monde parle ensemble pendant les poses, 2 fois 15mn et 1 fois 30mn pour le lunch. On partage du café ou du thé. Parfois les Syriens mettent de la musique arabe avec, ou non, des vidéo.


On a même dansé vendredi dernier à la pose

Pour ceux qui viendront un jour en Norvège, en vacances, ou pour y vivre :

« astuces » 
Les vêtements
dicton norvégien à apprendre par cœur
Il n'y a pas de mauvais temps, il n'y a que des mauvais vêtements

Cela m'a pris quelques jours avant de maîtriser l'habillage pour le vélo. Quelques impératifs

ne pas être mouillé
Pantalon de kway avec les coutures obligatoirement scellées
haut itou, plus ou moins chaud mais FORCEMENT imperméable
chaussures imperméables
capuche

ne pas avoir froid
gants
épaisseurs sous le haut
bonnet qui couvre les oreilles

pouvoir pédaler (bah oui, quand même!)
pas plus de 2 épaisseurs pour les jambes
pas de bottes très hautes

voir
lampes devant et derrière, le plus efficaces possibles
visière pour protéger les lunettes des gouttes d'eau ou des flocons de neige rabattus par le vent, de face généralement

et être vu
lumières (voir ci-dessus)
réflex. Les bandes réfléchissantes ou des catadioptres attachés aux vêtements. On en trouve de toutes sortes.

                                                                                                                                                  ...à suivre



dimanche 22 mai 2016

Il s'agissait d'effectuer un parcours d'orientation dans la forêt avec carte au 1/25000 et boussole, assez facile. Nous étions par équipe de 4 cavaliers.



Il fallait trouver les points de contrôle



Hélèna était un contrôleur. On  restait 5mn à chaque contrôle.






et il fallait repartir. Pour chaque tronçon, il y avait une vitesse à respecter.




Nous les avons bien respectées. A un moment j'ai bien failli me retrouver par terre. Mon cheval, Jimbo, n 'aime pas être loin de ses congénères lorsqu'il est dans la forêt. Or, Olivier, le seul gars de l'équipe, aussi débutant que nous, avait un peu de mal à ralentir sa jument Jeep. Le voilà donc qui part au trot assez rapide sur le chemin qui était barré par un arbre tombé. Jeep saute le tronc sans problème. Oui, mais voilà, Jimbo se dit M.... ! les voilà bien loin ! Il faut que je les rattrape ! Et il se met au galop sans que je lui ai demandé quoi que ce soit. J'avais deux possibilité, les deux me traversant l'esprit instantanément : soit j'essaie de l'arrêter avec peu de chance de succès, soit je m'accroche avec mes jambes et on verra. C'est ce que j'ai fait, il a sauté et je suis restée sur le cheval ! Mon petit cœur a quand même accéléré un peu, j'avoue. Je soupçonne mes coéquipiers d'avoir craint une chute : « Mamie va se casser la g... et vu son grand âge on va la retrouver en 1000 morceaux ! » Mais ils sont restés stoïques et se sont contentés de me féliciter et de me rassurer.

Le problème a été que lorsqu'on a recopié la carte avant le départ, aucun de nous n'avait vu une déviation du parcours qui devait prendre une sentier parallèle à une route de campagne et nous avons tous pris la route vers la fin et du coup nous avons manqué une balise à poinçonner et perdu des points.

L'après midi nous étions recrutés pour être juges des cavaliers du niveau plus élevé puis vers 17h, c'était notre tour de franchir diverses difficultés (12 en tout) soit à pied, soit à cheval en respectant des contraintes (au pas, au trot ou au galop), en démontrant des qualités de style (se tenir droit, être bien équilibré sur son cheval, etc...) après s'être remis au travail lors de ce qu'on appelle une détente.




Là on voit une cavalière qui félicite son cheval alors que Noëlla et moi attendons notre tour.


Pas peu fière, la mamie !!


Et c'est mon tour :
Il faut monter une butte



descendre une sorte d'escalier




bon, c'est fait, on continue


puis, à pied, passer par un chemin très abrupte, Jimbo n'aime pas trop l'idée


Mais il est gentil et y va. L'étape suivante, un slalom en main (c à d à pied) en côte (les vaches!!!) puis toujours à pied, la traversée d'un sentier, descendre et remonter de l'autre côté. Il faut que le cheval reste derrière le cavalier. On réussit,




Ce n'est pas le tout d'être à pied mais il faut se remettre en selle ! Je profite des irrégularités du terrain pour placer Jimbo à côté d'une bosse, comme ça c'est un peu moins haut !



Maintenant le slalom en selle, j'y vais mais pas au galop ! Comme les bons le font


Mais faut pas croire, je passe au trot avant la porte d'entrée !

Ensuite il faut rester immobile sur le cheval pendant 10 secondes, je réussis, et puis passer entre deux troncs au sol sur une vingtaine de mètres. Maintenant je sais galoper, mais côté direction, c'est encore approximatif. Je passe donc au trot, et on marque moins de points. Ca vaut quand même mieux que de commencer au galop et de rater, c'est à dire, ne pas rester entre les barres.

La difficulté suivante :


Non, non, je n'ai pas abandonné mon Jimbo pour aller à la buvette ! Il faut juste monter sur le cheval du côté droit. La tradition chevaleresque demande qu'on monte à cheval par le côté gauche car on portait alors une épée du côté gauche. Mais comme pour moi, la tradition ne date que de quelques mois, monter à droite ne me pose pas de problème, sauf que l'étrier droit n'est pas moins haut que le gauche. Secrets de « champion » : pour m'entrainer, à monter mon pied, droit ou gauche, assez haut, je monte très haut les genoux lorsque je mets mes chaussettes.

La suite du parcours va se corser : il faut ensuite diriger son cheval sur une boucle en tenant les rênes d'une main. Le début se passe bien :


mais malgré mes grimaces et mes contorsions, je dois me résoudre à reprendre mes rênes


La tête de Jimbo ne se dirige pas vraiment du côté où je veux aller !!!


Maintenant il faut passer sous les branches basses, appelées aussi pour les intellos, fourches caudines !


Tout se passe bien....


Mais hélas, je me redresse trop tôt, la dernière branche tombe sur le dos de Jimbo, qui prend le galop pour échapper à cette branche qui l'attaque et il tourne à gauche. Moi, malgré les conséquences géo politiques d'une telle action, je ne tourne pas à gauche et je me retrouve par terre !!! Que tous ceux qui ont pris un virage à droite se le disent: ça peut être dangereux!
Hélèna, qui prenait les photos, a eu très peur et n'a pris aucune photo !

Plus de peur que de mal, je me relève, un peu sonnée, et avec en tête le principe de l'équitation selon lequel il faut se remettre en selle après une chute, je m'apprête à remonter mais Isabelle, la monitrice me crie de rester à pied !?
Bah oui, la dernière difficulté devait se faire à pied : je reste donc à côté de Jimbo, et parcours, en courant s'il vous plaît, la bordure maraichère : deux tronc d'arbres posés au sol écartés de 90cm et faisant un coude. Hélèna, encore toute émue, n 'a pas pris de photo mais ça donne ça :


De nombreux membres du club étaient près de l'arrivée et ils ont bien ri et applaudi. J'ai un bleu aux fesses mais à part ça ça va.
Pour une première expérience, je me suis énormément amusée ! Nous recommencerons en équipe, fin juin.
Les autres membres de l'équipe ont fait assez bien mais sous le stress, deux cavaliers ont fait des erreurs de parcours et nous avons été fortement pénalisés mais cela importe peu.
Notre équipe s'appelle "les donzes de touzages". C'est une équipe avec laquelle il faudra compter à l'avenir, je n'en doute pas!