dimanche 22 mai 2016

Il s'agissait d'effectuer un parcours d'orientation dans la forêt avec carte au 1/25000 et boussole, assez facile. Nous étions par équipe de 4 cavaliers.



Il fallait trouver les points de contrôle



Hélèna était un contrôleur. On  restait 5mn à chaque contrôle.






et il fallait repartir. Pour chaque tronçon, il y avait une vitesse à respecter.




Nous les avons bien respectées. A un moment j'ai bien failli me retrouver par terre. Mon cheval, Jimbo, n 'aime pas être loin de ses congénères lorsqu'il est dans la forêt. Or, Olivier, le seul gars de l'équipe, aussi débutant que nous, avait un peu de mal à ralentir sa jument Jeep. Le voilà donc qui part au trot assez rapide sur le chemin qui était barré par un arbre tombé. Jeep saute le tronc sans problème. Oui, mais voilà, Jimbo se dit M.... ! les voilà bien loin ! Il faut que je les rattrape ! Et il se met au galop sans que je lui ai demandé quoi que ce soit. J'avais deux possibilité, les deux me traversant l'esprit instantanément : soit j'essaie de l'arrêter avec peu de chance de succès, soit je m'accroche avec mes jambes et on verra. C'est ce que j'ai fait, il a sauté et je suis restée sur le cheval ! Mon petit cœur a quand même accéléré un peu, j'avoue. Je soupçonne mes coéquipiers d'avoir craint une chute : « Mamie va se casser la g... et vu son grand âge on va la retrouver en 1000 morceaux ! » Mais ils sont restés stoïques et se sont contentés de me féliciter et de me rassurer.

Le problème a été que lorsqu'on a recopié la carte avant le départ, aucun de nous n'avait vu une déviation du parcours qui devait prendre une sentier parallèle à une route de campagne et nous avons tous pris la route vers la fin et du coup nous avons manqué une balise à poinçonner et perdu des points.

L'après midi nous étions recrutés pour être juges des cavaliers du niveau plus élevé puis vers 17h, c'était notre tour de franchir diverses difficultés (12 en tout) soit à pied, soit à cheval en respectant des contraintes (au pas, au trot ou au galop), en démontrant des qualités de style (se tenir droit, être bien équilibré sur son cheval, etc...) après s'être remis au travail lors de ce qu'on appelle une détente.




Là on voit une cavalière qui félicite son cheval alors que Noëlla et moi attendons notre tour.


Pas peu fière, la mamie !!


Et c'est mon tour :
Il faut monter une butte



descendre une sorte d'escalier




bon, c'est fait, on continue


puis, à pied, passer par un chemin très abrupte, Jimbo n'aime pas trop l'idée


Mais il est gentil et y va. L'étape suivante, un slalom en main (c à d à pied) en côte (les vaches!!!) puis toujours à pied, la traversée d'un sentier, descendre et remonter de l'autre côté. Il faut que le cheval reste derrière le cavalier. On réussit,




Ce n'est pas le tout d'être à pied mais il faut se remettre en selle ! Je profite des irrégularités du terrain pour placer Jimbo à côté d'une bosse, comme ça c'est un peu moins haut !



Maintenant le slalom en selle, j'y vais mais pas au galop ! Comme les bons le font


Mais faut pas croire, je passe au trot avant la porte d'entrée !

Ensuite il faut rester immobile sur le cheval pendant 10 secondes, je réussis, et puis passer entre deux troncs au sol sur une vingtaine de mètres. Maintenant je sais galoper, mais côté direction, c'est encore approximatif. Je passe donc au trot, et on marque moins de points. Ca vaut quand même mieux que de commencer au galop et de rater, c'est à dire, ne pas rester entre les barres.

La difficulté suivante :


Non, non, je n'ai pas abandonné mon Jimbo pour aller à la buvette ! Il faut juste monter sur le cheval du côté droit. La tradition chevaleresque demande qu'on monte à cheval par le côté gauche car on portait alors une épée du côté gauche. Mais comme pour moi, la tradition ne date que de quelques mois, monter à droite ne me pose pas de problème, sauf que l'étrier droit n'est pas moins haut que le gauche. Secrets de « champion » : pour m'entrainer, à monter mon pied, droit ou gauche, assez haut, je monte très haut les genoux lorsque je mets mes chaussettes.

La suite du parcours va se corser : il faut ensuite diriger son cheval sur une boucle en tenant les rênes d'une main. Le début se passe bien :


mais malgré mes grimaces et mes contorsions, je dois me résoudre à reprendre mes rênes


La tête de Jimbo ne se dirige pas vraiment du côté où je veux aller !!!


Maintenant il faut passer sous les branches basses, appelées aussi pour les intellos, fourches caudines !


Tout se passe bien....


Mais hélas, je me redresse trop tôt, la dernière branche tombe sur le dos de Jimbo, qui prend le galop pour échapper à cette branche qui l'attaque et il tourne à gauche. Moi, malgré les conséquences géo politiques d'une telle action, je ne tourne pas à gauche et je me retrouve par terre !!! Que tous ceux qui ont pris un virage à droite se le disent: ça peut être dangereux!
Hélèna, qui prenait les photos, a eu très peur et n'a pris aucune photo !

Plus de peur que de mal, je me relève, un peu sonnée, et avec en tête le principe de l'équitation selon lequel il faut se remettre en selle après une chute, je m'apprête à remonter mais Isabelle, la monitrice me crie de rester à pied !?
Bah oui, la dernière difficulté devait se faire à pied : je reste donc à côté de Jimbo, et parcours, en courant s'il vous plaît, la bordure maraichère : deux tronc d'arbres posés au sol écartés de 90cm et faisant un coude. Hélèna, encore toute émue, n 'a pas pris de photo mais ça donne ça :


De nombreux membres du club étaient près de l'arrivée et ils ont bien ri et applaudi. J'ai un bleu aux fesses mais à part ça ça va.
Pour une première expérience, je me suis énormément amusée ! Nous recommencerons en équipe, fin juin.
Les autres membres de l'équipe ont fait assez bien mais sous le stress, deux cavaliers ont fait des erreurs de parcours et nous avons été fortement pénalisés mais cela importe peu.
Notre équipe s'appelle "les donzes de touzages". C'est une équipe avec laquelle il faudra compter à l'avenir, je n'en doute pas!